L'étonnante Histoire des
Châles d' Orenbourg
Depuis la nuit des temps, l'homme a cherché à se protéger du froid et des intempéries
en utilisant ce qui était disponible dans la nature, et en premier lieux, des
peaux de bètes.
Bien qu'efficace, solide et éventuellement esthétique, ce matériau fut peu à
peu remplacé par du tissage à base de lanières de cuir d'abord, puis de fibres
végétales (chanvre, lin) et enfin par des fibres animales comme la laine de
mouton, la soie et le coton.
Peu de poils d'animaux peuvent être utilisés en vérité pour ce travail, car
la fibre doit être très fines et assez longue pour être torsadées en fils ayant
une solidité acceptable, ce qui est le cas de la laine.
Le poil lisse et court de la plupart des animaux ne permet pas ce processus,
ce qui est le cas aussi du poil de chèvre.
Alors comment fabrique-t-on les Chales d'Orenbourg ?
Les Indiens du Cachemire avait découverts depuis plus de trois siècles un étonnant
tissu porté par des femmes de pasteurs dans les hautes vallées de l'Himalaya.
Etonnant, car très mal travaillé, très mal filé, mais incroyablement doux au
toucher, très chaud (c'est pourquoi il était utilisé) et parce que comme à
ces altitudes il n'y a aucune plante fournissant de fibres et pas d'autres animaux
que des chèvres de montagnes dont le poils est inutilisable, d'où venait cette
matière extraordinaire ?
En haute montagne, entre 4 et 5 000m d'altitude, les températures d'hiver
descendent souvent en dessous de -50°.
Même les chèvres ont froid.
Et quand les chèvres ont froid, elles se mettent à produire un duvet, comme
bien d'autres animaux, particulièrement sur le cou et la poitrine.
Au printemps, ce duvet de chèvre devient inutile, et elles le perde, ce dont
profite les femmes des pasteurs en le récupérant par peignage.
Il faut être patient...
Les chèvres ne produisent que 150 à 300 gr de duvet par an.
Tout le monde connait la suite, le génie textile des indiens produisit ce merveilleux
tissu universellement connu sous le nom de Cachemire ou Pashmina.
Et quel rapport avec les Châles d'Orenbourg?
Les chèvres du Tibet sont des animaux en partie sauvages. Elles ne connaissent
pas les passeports et les frontières, mais elles connaissent bien les cols
des montagnes et se déplacent pour aller chercher de l'herbe au printemps.
C'est ainsi qu'elles sont arrivées sur l'autre versant, du coté du Kazakstan
et de la Russie.
Les Russes faisaient du commerce avec les indes depuis fort longtemps et importaient
déjà des tissus du cachemire au 17e et 18e siècle
Dans le "Bulletin des Sciences Géographiques" de 1831, François-Jean-Philibert
Aubert de Vitry écrivait au retour de ses voyages en Russie:
"Réception d'une caravanne à Orenbourg (6 nov 1830)
..... Au milieu de plusieurs centaines de kibitkes de feutre, entourées
d'une garde Russe et Kirkhize, on voyait flotter les plus beaux châles
de cachemire et les soieries les plus brillantes, que l'on avait étendu
pour les aérer."
Les Russes découvrirent à leur tour les qualités du Duvet
des Chèvres qu'ils pouvaient trouver dans leur propre montagne, et c'est
ainsi qu'est née la fabrication des Châles d'Orenbourg.
Une production unique au monde:
"En 1818, un professeur français ramenait à Marseille, en
France, un troupeau de chèvres d'Orenbourg pour en faire l'élevage.
Or, toutes les fois que des chèvres d'Orenbourg ont été déplacées,
que ce soit vers la France, l'Angleterre ou les Amériques, le nouveau
climat a rendu leur toison rêche après quelques saisons, leur faisant
perdre à jamais leur texture duveteuse."
On comprit plus tard qu'il fallait réunir des conditions d'altitude et
de froid extrêmement rigoureuses, que l'on ne rencontre que dans les hauteurs
de l'Himalya.
La production de Châle d' Orenbourg reste donc limitée. Les imitations
ne sont guère
possibles ou de piètre qualité, et nous avons un grand plaisir à vous
présenter
un vaste choix d'authentiques Châle
d'Orenbourg,
directement importés des lieux de production.
Visitez notre collection de Châles
d'Orenbourg
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